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Accueil Société

Metz : après les violences, les commerçants réclament des garanties

Aziz MEBARKI Par Aziz MEBARKI
20 octobre 2026
in Société
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Réunion des Vitrines de Metz avec la police nationale, les élus et la CCI de la Moselle après les violences du 17 octobre 2026.

Réunis ce mardi 20 octobre à la CCI de la Moselle, les représentants des Vitrines de Metz, les responsables de la police nationale et les élus ont échangé avec les commerçants du centre-ville après les violences du samedi 17 octobre. © A. Mébarki

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Trois jours après les violences, les pillages et les dégradations qui ont frappé le centre-ville de Metz, les commerçants ont exprimé leur colère, leurs inquiétudes et leur sentiment d’abandon. Réunis ce mardi 20 octobre à l’initiative des Vitrines de Metz, ils ont interpellé les représentants de la police nationale, de la municipalité et du monde économique. Face à eux, Isabelle Sire-Ferry, Directrice Départementale de la Sécurité Publique Moselle, Blaise Taffner, adjoint au Maire délégué au Commerce, et Fabrice Genter, Président de la CCI de la Moselle, ont tenté d’apporter des réponses. Entre explications sur les événements du 17 octobre, interrogations sur les moyens de prévention et inquiétudes pour le prochain week-end, les échanges ont révélé une profession profondément éprouvée.

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L’été a été.

La réunion devait permettre d’écouter, de comprendre et de rassurer. Elle a surtout donné la mesure du traumatisme laissé par les événements du samedi 17 octobre dans le centre-ville de Metz. Ce mardi matin, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie de la Moselle, les Vitrines de Metz ont rassemblé commerçants, restaurateurs, représentants des forces de l’ordre et responsables institutionnels autour d’une préoccupation commune : comment empêcher que les violences ne se reproduisent ? Dès les premières interventions, les témoignages ont traduit une inquiétude qui a largement dépassé les seules dégradations matérielles. Certains professionnels ont raconté la peur de leurs salariés, d’autres ont évoqué des clients réfugiés au fond des boutiques ou des établissements fermés précipitamment. Plusieurs ont également dénoncé les conséquences économiques de manifestations répétées dans un centre-ville dont l’activité commerciale demeure fragile. En accueillant les participants, Fabrice Genter a rappelé la nécessité de faire preuve de solidarité. « Entre voisins, entre commerçants, entre entreprises, faire bloc ensemble, c’est vraiment le plus important. » Le Président de la CCI a également annoncé la réactivation du dispositif Allô PME, déjà mobilisé pendant la crise sanitaire, afin d’orienter les entreprises confrontées aux difficultés administratives, financières ou assurantielles. Pour autant, les commerçants n’étaient pas seulement venus chercher des solutions pour réparer les dégâts. Ils ont surtout demandé des garanties pour pouvoir continuer à travailler.

Des commerçants éprouvés, entre colère et découragement

L’intervention de Richard Lomuscio, restaurateur du Moulin Bleu a particulièrement illustré la tension qui a traversé les échanges. L’homme a raconté comment cinq membres de son personnel se sont retrouvés enfermés dans l’établissement tandis que des tirs de mortiers atteignaient sa vitrine. Plusieurs jeunes salariés, profondément choqués, ont ensuite exprimé leur réticence à revenir travailler. « Financièrement, on n’en peut plus, psychologiquement, on n’en peut plus », a-t-il lancé, avant de rappeler la responsabilité des employeurs dans la protection de leurs équipes. Son témoignage a trouvé un écho auprès d’autres professionnels. Rue des Clercs, des commerçants ont décrit des clients terrorisés par le passage de groupes hostiles. Certains se sont réfugiés à l’arrière des magasins, tandis que leurs responsables tentaient d’évaluer les risques. D’autres ont évoqué des individus masqués, parfois très jeunes, dont le comportement a suscité une peur immédiate. À ces scènes se sont ajoutées les difficultés quotidiennes d’une profession confrontée à la baisse de fréquentation, aux charges et à l’incertitude économique. « Nous aussi, on a un droit fondamental : c’est celui  de travailler », a insisté le restaurateur, en contestant que les mêmes explications puissent être répétées après chaque épisode de violence. Cette exaspération a également pris une dimension plus préoccupante lorsqu’il a évoqué l’avenir de ses établissements. Installé de longue date dans le centre-ville, il a expliqué s’interroger désormais sur le renouvellement de son bail en 2028 et sur la pertinence d’un investissement de 400 000 euros. La perspective d’un départ vers une zone commerciale périphérique, jusqu’alors difficilement envisageable pour ce professionnel attaché au cœur de Metz, est devenue une hypothèse sérieuse. Derrière les vitrines brisées, c’est donc aussi la confiance dans l’avenir du commerce de centre-ville qui a été ébranlée.

Une manifestation qui a largement dépassé les prévisions

Face aux interrogations, Isabelle Sire-Ferry, Directrice Départementale de la Sécurité Publique Moselle a longuement expliqué le déroulement des événements du 17 octobre. Elle a d’abord rappelé le cadre juridique des manifestations. Contrairement à une idée répandue, celles-ci ne sont pas soumises à une autorisation préalable, mais à une déclaration auprès des autorités. Le Préfet peut toutefois prononcer une interdiction lorsqu’un risque suffisamment caractérisé de trouble à l’ordre public le justifie. Samedi, la manifestation avait été régulièrement déclarée, avec un itinéraire et une estimation de participation. Cependant, les prévisions ont été très largement dépassées. « Elle nous avait dit qu’il y aurait 500 personnes, elle en a eu 5 000 », a expliqué Isabelle Sire-Ferry, en soulignant que l’organisatrice avait elle-même été dépassée par l’ampleur du rassemblement. Selon la responsable policière, la première partie du défilé, entre 14h et 16h, s’est globalement déroulée conformément aux dispositions prévues. La situation s’est ensuite dégradée après le retour place de la République, vers 15h30. Alors qu’une partie des participants quittait les lieux, un nouveau cortège, évalué entre 2 000 et 2 500 personnes, s’est engagé notamment rue des Clercs en direction de l’Hôtel de Ville. Cette progression, qui ne correspondait plus au parcours déclaré, a marqué un tournant. Plusieurs commerçants ont néanmoins contesté une séparation trop nette entre une première manifestation pacifique et les violences ultérieures. Certains ont affirmé avoir observé des comportements menaçants dès le passage initial du cortège. D’autres ont signalé l’arrivée de groupes par des voies secondaires, notamment les rues Sainte-Marie et Pierre-Hardy. Ces témoignages ont alimenté une question centrale : les autorités ont-elles correctement évalué les risques et anticipé les déplacements des individus les plus déterminés ?

Onze interpellations et un démenti catégorique

La question des interventions policières a constitué l’un des moments les plus sensibles de la réunion. Blaise Taffner, adjoint au Maire délégué au Commerce, a notamment rapporté avoir entendu qu’une consigne de ne pas procéder à des interpellations aurait été donnée pendant les événements. Isabelle Sire-Ferry, Directrice Départementale de la Sécurité Publique Moselle a immédiatement et catégoriquement démenti cette information. « Jamais. Jamais ce type de consigne n’a été donnée et jamais elle ne sera donnée », a-t-elle affirmé. La responsable a tenu à distinguer les personnes exerçant leur droit de manifester de celles commettant des infractions. « Nous n’avons jamais interpellé de manifestants, nous avons interpellé des délinquants », a-t-elle précisé. Elle a ensuite communiqué un premier bilan judiciaire : onze personnes ont été interpellées au cours de l’après-midi du samedi 17 octobre. Parmi elles figuraient des individus impliqués dans le pillage de la boutique Sandro, rue des Clercs. Plusieurs suspects ont comparu dès le lundi 19 octobre devant la justice et des peines d’emprisonnement ont été prononcées. Selon la directrice, certains condamnés ont également été écroués à l’issue de l’audience. Elle a notamment décrit le profil d’un des protagonistes du pillage, jusque-là inconnu de la justice, qui aurait cherché à récupérer des vêtements pour les revendre. Pour autant, ces premières procédures n’ont pas clos le travail des enquêteurs. Les services de police judiciaire et de renseignement poursuivent leurs investigations afin d’identifier d’autres auteurs et de déterminer les éventuels liens entre les groupes présents. La responsable policière a également rappelé les difficultés d’intervenir au milieu de plusieurs milliers de personnes, notamment lorsque des individus violents cherchent à se dissimuler dans la foule.

Les renseignements face aux réseaux sociaux

La préparation des violences a également occupé une place importante dans les discussions. Plusieurs commerçants ont affirmé avoir été alertés, avant même le samedi 17 octobre, par des messages circulant sur les réseaux sociaux. Certains ont donc demandé pourquoi les autorités n’avaient pas anticipé une mobilisation plus importante et la présence de groupes susceptibles de commettre des dégradations. Les représentants des renseignements territoriaux ont reconnu que l’ampleur du rassemblement n’avait pas été prévue. Ils ont toutefois rappelé que les informations diffusées en ligne ne constituent pas nécessairement des renseignements vérifiés. La Directrice Départementale de la Sécurité Publique Moselle a insisté sur cette distinction. Pour les services spécialisés, il ne suffit pas de pressentir des violences : encore faut-il identifier leurs auteurs potentiels, leurs intentions, les lieux et les moments où ils pourraient agir. « Le travail de renseignement, c’est pas ça. C’est quoi, où, quand, comment ?  », a-t-elle répondu à un commerçant qui assurait avoir pressenti les débordements. Elle a également évoqué la présence de groupes organisés, notamment issus de l’ultragauche, ainsi que les difficultés posées par l’utilisation de messageries chiffrées. Les renseignements territoriaux ont fait état d’environ 150 individus repérés à l’avant du rassemblement, tout en précisant que des investigations étaient toujours en cours pour établir leurs profils et leurs éventuelles connexions. Selon les témoignages recueillis pendant la réunion, certains jeunes seraient venus d’autres communes mosellanes, voire du Luxembourg. Ces indications n’ont cependant pas été présentées comme des conclusions judiciaires établies. Par ailleurs, les policiers ont mis en garde contre les rumeurs annonçant de nouvelles violences ou la présence d’individus armés. Leur diffusion peut, selon eux, provoquer une inquiétude disproportionnée et compliquer le travail des services chargés de la sécurité.

Le prochain samedi au cœur des inquiétudes

Au fil des interventions, une question est revenue avec insistance : que va-t-il se passer samedi 24 octobre ? Les commerçants ont demandé si une nouvelle manifestation était prévue et, surtout, quelles dispositions seraient prises pour éviter de nouveaux pillages. Isabelle Sire-Ferry a indiqué qu’aucune manifestation n’avait été déclarée à ce stade. Elle n’a toutefois pas exclu la possibilité d’un rassemblement, plusieurs appels circulant sur les réseaux sociaux. La police nationale et la Préfecture ont donc engagé un travail de préparation, sans que les modalités opérationnelles puissent encore être détaillées. Cette absence de réponse immédiate a provoqué une certaine frustration. Plusieurs participants ont estimé que les commerçants ne pouvaient pas attendre le dernier moment pour décider d’ouvrir ou de fermer leurs établissements. D’autres ont demandé si un couvre-feu pouvait être envisagé, à l’image de mesures évoquées dans d’autres villes. La Directrice de la Police Nationale  a répondu que le Préfet devait disposer d’éléments suffisamment solides pour justifier une restriction des libertés publiques. Or, selon elle, aucun nouvel incident n’avait été constaté à Metz depuis le samedi soir. Dans ces conditions, un arrêté de couvre-feu aurait risqué d’être annulé par la justice administrative. La possibilité de mobiliser l’armée a également été soulevée, mais cette hypothèse a été écartée au regard des missions et de la formation des militaires, qui ne sont pas destinés à assurer le maintien de l’ordre dans les mêmes conditions que les forces spécialisées. En revanche, les commerçants ont demandé une présence policière visible et suffisamment importante pour les rassurer, tout en insistant sur la nécessité d’anticiper les rassemblements non déclarés.

Prévenir les violences sans se mettre en danger

Les échanges ont aussi permis d’aborder les mesures concrètes de protection des établissements. Isabelle Sire-Ferry, Directrice Départementale de la Sécurité Publique Moselle a invité les professionnels à transmettre aux services de police toute information précise et vérifiable susceptible de faciliter les investigations ou d’anticiper des troubles. Elle a également recommandé de prendre des précautions matérielles lorsque des rassemblements sont annoncés : rentrer les portants et les terrasses, fermer les rideaux métalliques si nécessaire et éviter toute confrontation avec des groupes agressifs. Interrogée sur la conduite à tenir face à des pilleurs, elle a rappelé que la priorité devait rester la sécurité des personnes. « Le conseil, c’est déjà de vous mettre en sécurité », a-t-elle souligné, en précisant que la légitime défense répondait à des conditions strictes de nécessité et de proportionnalité. Cette mise au point est intervenue après que Blaise Taffner a évoqué les réactions de commerçants tentés de s’organiser eux-mêmes pour protéger leurs établissements. L’adjoint au Maire s’est fait l’écho d’un sentiment d’impuissance qui pourrait conduire certains à envisager des formes d’autodéfense. Toutefois, les participants ont été mis en garde contre la constitution de milices ou le recours à des dispositifs privés inadaptés, susceptibles d’engager leur responsabilité. Des solutions de protection passive ont en revanche été évoquées, notamment la pose de panneaux de contreplaqué ou d’OSB devant les vitrines. Les Vitrines de Metz ont proposé de faciliter la mise en relation avec des entreprises capables d’intervenir rapidement. Ces précautions ont néanmoins suscité une interrogation : jusqu’où les commerçants devront-ils aller pour protéger eux-mêmes leurs outils de travail ?

WhatsApp et vidéosurveillance, deux outils salués

Dans un climat parfois tendu, plusieurs dispositifs de coopération ont reçu un accueil favorable. Une commerçante du centre-ville a notamment salué l’efficacité du groupe WhatsApp Infos-Police, qui permet aux professionnels et à certains policiers d’échanger rapidement des informations sur les incidents ou les déplacements de groupes suspects. Selon son témoignage, les alertes diffusées samedi ont permis à plusieurs établissements de fermer à temps et de mettre leurs équipes à l’abri. Blaise Taffner, qui a participé à la création de ce réseau avec des policiers de la brigade anticriminalité, a rappelé l’utilité quotidienne de celle-ci dans la prévention des vols et des escroqueries. Il a également souligné que ces échanges avaient favorisé une meilleure connaissance réciproque entre commerçants et forces de l’ordre. Néanmoins, les responsables associatifs ont insisté sur la nécessité de contrôler les informations diffusées afin de ne pas alimenter inutilement la peur. De son côté, un représentant de la police municipale a rappelé le rôle joué par le centre de supervision urbain et le dispositif de vidéoprotection de Metz. Les images et les informations transmises en temps réel ont contribué à orienter les interventions de la police nationale. Parallèlement, les agents municipaux ont assuré la protection de plusieurs bâtiments publics, notamment l’Hôtel de Ville, où cinq mariages étaient programmés. Cette coopération a été présentée comme un élément essentiel de la gestion des événements, même si elle n’a pas suffi à empêcher toutes les dégradations.

Une inquiétude qui dépasse les seules vitrines brisées

Au-delà des dommages matériels, les participants ont largement insisté sur les conséquences des violences pour l’attractivité commerciale du centre-ville. Françoise, de la boutique Froufrouthé, a rappelé qu’un acteur avait été largement oublié dans les discussions : le client. Selon elle, les manifestations répétées ont progressivement découragé une partie de la clientèle de venir faire ses achats le samedi. La peur des incidents, les difficultés de circulation et l’incertitude sur l’ouverture des magasins ont pesé sur la fréquentation. « On veut bien venir dans nos boutiques, mais s’il n’y a personne, parce que c’est ça la réalité quand même, on fait quoi ? », a-t-elle interrogé. Plusieurs professionnels ont partagé ce constat, en soulignant que les pertes de chiffre d’affaires liées à l’absence de clients ne sont pas comparables aux dégâts matériels couverts, sous certaines conditions, par les assurances. Richard Lomiusco du Moulin Bleu a ainsi expliqué que certains consommateurs privilégiaient désormais les zones commerciales périphériques, jugées plus accessibles et plus rassurantes. D’autres ont évoqué les difficultés rencontrées par les nouveaux commerçants pour rentabiliser leurs investissements. Cette situation a ravivé les interrogations sur la capacité du centre-ville à conserver ses activités, ses emplois et sa diversité commerciale. Pour les représentants des Vitrines de Metz, la réponse ne pourra donc pas se limiter au renforcement des mesures de sécurité. Elle devra également passer par une communication capable de restaurer la confiance des habitants et des visiteurs, sans minimiser les inquiétudes exprimées.

La Municipalité mobilisée, mais des moyens discutés

Interpellé à plusieurs reprises, Blaise Taffner a assuré que la municipalité demeurait pleinement mobilisée. L’adjoint au Maire chargé du Commerce a rappelé l’engagement de la police municipale, de la mission commerce et des différents services municipaux. Il a également exprimé son regret de ne pas avoir pu échanger directement avec un représentant de la Préfecture, dont la participation à la réunion de ce matin à la CCI avait été annulée la veille. L’élu a toutefois reconnu les limites de l’action municipale face à des événements relevant principalement des prérogatives de l’État. Il a également souligné les contraintes financières et réglementaires qui pèsent sur les collectivités. Ces explications ont provoqué un échange animé avec le restaurateur du Moulin Bleu, qui a évoqué le poids des charges et la contribution foncière des entreprises. Ce dernier a insisté sur les difficultés rencontrées pour payer les salaires et maintenir les investissements, tout en demandant à la municipalité de relayer davantage les préoccupations des professionnels. Jean-Philippe Ruggiero, coprésident des Vitrines de Metz, a néanmoins tenu à souligner la disponibilité de Blaise Taffner et des services municipaux. Il a rappelé les relations de travail régulières entretenues avec la mission commerce, tout en reconnaissant la légitimité des inquiétudes exprimées. 

Numéros utiles

📞 Cellule CCI ALLO PME APAISA : 03 87 39 46 27

📞 Assistance déclaration assurance : 06 07 01 88 66

📞 Questions diverses Vitrines de Metz : 06 98 84 13 10

Tags: Blaise TaffnerCCI Mosellecentre-ville de Metzcommerçants de Metzcommerces messinsdégradations commerceséconomie localeFabrice GenterIsabelle Sire-FerryLes Vitrines de Metzmanifestations MetzMetzpolice nationalesécurité à Metzsécurité des commercesviolences à Metz
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